Louis-Antoine Vergnaud, 20 ans, élevé dans une famille monoparentale, 3 frères et
soeurs, j'ai eu la chance d'apprendre le respect de chacun et le partage. Baigné dans le milieu de la formation professionnelle, de l'emploi et du social par mes parents, je me suis toujours
senti proche des idéaux de Gauche. Issu d'une famille de "classe moyenne supérieure", j'ai appris très tôt à me débrouiller par moi-même.
Contrairement à ce qu'affirme l'UMP, aucun chef de gouvernement n'a par le passé, comme vient de le faire M. Fillon, menacé une région de ne pas desservir des villes par un TGV si elle ne participait pas aux financements. Comment s'appelle une menace pour obtenir des financements, en l'occurrence à hauteur de 100 millions d'euros ? Cela s'appelle du racket. Cette menace a été faite par courrier du Premier Ministre (voir ci-joint courrier en date du 27 juillet 2009). Sans doute pensait-il qu'elle passerait inaperçu au milieu de l'été. Un TGV relève du financement de l'Etat; les Régions sont chargées des trains régionaux. Mais les caisses de l'Etat sont vides alors que celles de la Région, bien gérées, ne le sont pas.
Si les élus de la Région sont très mécontents contre ce chantage immoral de l'Etat, c'est parce que les investissements dans la croissance verte, où la région est à l'avant-garde, sont prioritaires et que l'on ne veut pas augmenter les impôts. C'est aussi parce que nous avions proposé toutes tendances politiques confondues une solution, l'achat de terrain de la LGV par l'Etablissement Public Foncier Régional, ce que le premier Ministre a refusé sans explication convaincante.
L'UMP ferait mieux d'"appeler à la raison" les banquiers, qui, alors qu'ils ont reçu des fonds publics, viennent d'annoncer des versements de bonus scandaleux aux traders. Ce qui est à comparer avec le sort injuste réservé aux ouvriers de Fabris concernant la prime de départ qu'ils demandaient pour leur dignité suite à la liquidation de leur entreprise.
Documents PDF joints :
1 - Courrier de la Présidente de Région en date du 19 juillet 2009 proposant la solution définie toutes tendances politiques confonfues au financement de la LGV. (Cliquer ici)
2 - Courrier du Premier Ministre en date du 27 juillet 2009 indiquant "qu'en l'absence d'engagements fermes de votre part, les documents de consultation de l'appel d'offres intégreront la possibilité de reporter à une date ultérieure la réalisation de certains raccordements [...]." Sont concernés, sans être mentionnées, les gares de Poitiers et de Chatellerault. (Cliquer ici)
3 - Un argumentaire explicitant la décision de la Présidente de Région. (Cliquer ici)
Dans un courrier adressé au Premier ministre François Fillon, la présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal (PS), a dénoncé le «chantage immoral» et «l'irresponsabilité» du gouvernement à propos d'un contentieux sur le financement de la ligne LGV (Ligne grande vitesse) Sud Europe Atlantique.
La présidente de région dénonce la «menace» du gouvernement de «conditionner les raccordements assurant la desserte des villes de Poitou-Charentes à l'apport (financier) des collectivités territoriales». «Je déplore cette attitude politicienne qui méprise la démocratie locale», poursuit-elle, estimant que ce «chantage» «traduit un manque de respect et de connaissance des contraintes locales».
«L'Etat qui gère mal a les caisses vides et rançonne la région qui gère bien et n'a pas les caisses vides», écrit la responsable socialiste à l'adresse du Premier ministre. L'apport financier de la région Poitou-Charentes à ces «infrastructures ferroviaires nationales» sera de 110 millions d'euros, précise-t-elle critiquant au passage «les annonces du plan de relance qui ne correspondent à rien de sérieux».
Un énorme projet ferroviaire
La future LGV-SEA sera constituée d'un tronçon central (Tours-Bordeaux, qui doit mettre Bordeaux à deux heures de Paris en 2016) assorti des branches Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Espagne (en 2018-2020) et Poitiers-Limoges (en 2016). Ce projet constitue le plus important partenariat public-privé réalisé en Europe dans le domaine ferroviaire et porte sur 7,2 milliards d'euros